Les trottinettes électriques ont révolutionné la mobilité urbaine en France ces dernières années. Pourtant, beaucoup d’utilisateurs ignorent que cette liberté de mouvement s’accompagne de règles strictes et de sanctions financières parfois très élevées. Entre les amendes pour non-respect du code de la route et les contraventions pour stationnement abusif, les risques sont bien réels. Cet article vous explique en détail ce que vous risquez réellement si vous enfreignez les règlementations en vigueur.

Le cadre légal des trottinettes électriques en France

Depuis le décret du 23 octobre 2019, les trottinettes électriques sont considérées comme des engins de déplacement personnel motorisés (EDPM). Cette classification juridique est fondamentale car elle soumet ces appareils à un ensemble de règles précises, similaires à celles applicables aux vélos motorisés.

En 2026, la réglementation s’est encore affinée avec des contrôles plus rigoureux et des partenariats renforcés entre les collectivités locales et les sociétés de location. La majorité des grandes villes françaises a mis en place des zones de circulation spécifiques pour les EDPM, et les infractions sont désormais détectées par des systèmes de surveillance numériques et des contrôles policiers accrus.

Il est important de noter que la responsabilité civile vous incombe entièrement. Contrairement aux vélos, vous ne bénéficiez pas d’un régime de responsabilité allégée. Chaque infraction commise peut entraîner des poursuites judiciaires et des dommages et intérêts.

Les principales amendes liées à la circulation

Rouler sur les trottoirs

C’est l’infraction la plus fréquemment constatée. Utiliser une trottinette électrique sur le trottoir est formellement interdite en France, sauf autorisation municipale explicite. Cette violation vous expose à :

À Paris, cette amende a été appliquée plus de 2 500 fois en 2025, démontrant la détermination des autorités à faire respecter cette règle. Si vous circulez sur un trottoir fréquenté par les piétons, vous risquez également de mettre en danger des personnes vulnérables et d’être poursuivi pour mise en danger d’autrui.

Non-respect des règles de circulation

Les trottinettes électriques doivent respecter les mêmes règles que les vélos : feux rouges, cédez-le-passage, sens de circulation. Les infractions à ces règles entraînent des amendes spécifiques :

Circulation en dehors des zones autorisées

Chaque ville française définit ses propres zones de circulation. À titre d’exemple, en 2026, Lyon a délimité 45 kilomètres de voies spécialisées pour les EDPM, tandis que Marseille en compte 32. Circuler en dehors de ces zones ou dans les espaces explicitement interdits (parcs, jardins publics, passages pour piétons) vous expose à une amende comprise entre 35 et 135 euros selon la gravité.

Stationnement et immobilisation : des coûts cachés

Amendes de stationnement abusif

Le stationnement des trottinettes électriques constitue un enjeu majeur dans les villes françaises. Entre 2023 et 2025, les amandes pour stationnement abusif ont augmenté de 78 %. Vous risquez :

À Bordeaux, les autorités ont appliqué plus de 4 800 amendes pour mauvais stationnement de trottinettes en 2025. Les services de fourrière municipaux peuvent confisquer votre appareil, et les frais de récupération peuvent atteindre 70 euros auxquels s’ajoutent des frais de journée de stockage.

Immobilisation et confiscation

Si votre trottinette représente un danger immédiat pour les piétons ou obstrue un passage, elle peut être immobilisée directement. Les frais associés incluent :

En cas de non-récupération après 30 jours, l’engin peut être détruit ou revendu aux enchères.

Autres infractions graves et responsabilité civile

Rouler sous l’emprise d’alcool ou de drogue

Bien que moins médiatisée que pour les automobiles, l’infraction de conduite sous l’emprise de substances est applicable aux EDPM. Les sanctions incluent :

Accidents et responsabilité civile

Si votre trottinette provoque un accident impliquant un piéton ou un autre usager, vous êtes responsable des dommages. En 2024, la Cour de Cassation a confirmé cette responsabilité personnelle, même sans assurance spécifique. Cela signifie que vous pouvez être poursuivi pour :

Une simple blessure de piéton peut rapidement générer des demandes d’indemnisation de 10 000 à 50 000 euros.

L’assurance : une protection devenue indispensable

Bien que l’assurance des trottinettes électriques ne soit pas obligatoire au niveau national, elle est fortement recommandée. En 2026, les assureurs proposent des contrats spécifiques à partir de 3 à 4 euros par mois pour les trottinettes en location, et 8 à 12 euros pour les appareils personnels.

Une bonne assurance vous couvre pour :

De nombreuses mutuelles proposent également des extensions dans leurs contrats d’assurance multirisques habitation.

Conseils pratiques pour éviter les amendes

Voici les bonnes pratiques à adopter dès maintenant :

Conclusion et appel à l’action

Les amendes liées aux trottinettes électriques peuvent rapidement devenir très coûteuses, mais elles restent avant tout des outils pour garantir la sécurité de tous les usagers de la route. En respectant les règles de circulation et en adoptant un comportement responsable, vous éviterez 95 % des risques d’amende.

Si vous utilisez régulièrement une trottinette électrique, nous vous conseillons vivement de :

N’attendez pas de recevoir une amende pour prendre ces mesures. La mobilité urbaine responsable est à la portée de chacun, et c’est dans votre intérêt de l’adopter dès maintenant. Partagez cet article avec d’autres utilisateurs et contribuez à faire connaître ces règles essentielles !